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Techniques & fabrication


Le tapis d’orient : techniques

Histoire, le berceau du tapis

Il y a près de 3000 ans, les peuplades des steppes d’Asie ont mis au point une technique pour nouer la laine sur un métier de fil de chaîne et de trame. Le tapis le plus ancien connu à ce jour est le tapis de « Pazyrik » ; il a 2500 ans. Sa finesse et sa qualité laissent à penser que cet artisanat avait déjà quelques siècles. Ainsi est né l’art du tapis. Depuis, chacun de ces tapis est une ouvre unique exécutée à la main. Deux grandes traditions de fabrication, inchangées depuis les origines correspondant à deux grandes cultures :

Nœud Turc

Nœud Perse

Techniques de tissage

Les différents nœuds sont réalisés sur les fils de la chaîne, tendus sur le cadre du métier, que celui-ci soit horizontal ou vertical. L’opération préalable d’ourdissage consiste en la préparation des fils de la chaîne, tendue ensuite sur des piquets au ras du sol. La noueuse calcule le nombre de fils de sa chaîne en fonction de la largeur de son tapis et du nombre de nœuds nécessaires, un nœud classique utilisant deux fils de chaîne. Plus le tapis est fin et le nombre de nœuds importants, plus les fils de chaîne au centimètre seront nombreux. Certains tapis en soie, très fins, arrivent à plus de 20 fils au cm. Les tribus nomades utilisent, faute de coton, de la laine mélangée à du poil de chèvre. Une fois que la noueuse a réalisé sa lisière du bas, elle commence le travail du nouage. Terme impropre mais passé dans les habitudes puisqu’il ne s’agit pas d’un véritable nœud mais plutôt d’un simple lien entre les fils de la chaîne et le bout de laine qui y est enserré. La noueuse tire sur le fil choisi, le place entre les fils de la chaîne suivant le nœud pratiqué, puis serre le nœud en tirant les deux bouts vers le bas. Enfin, à l’aide d’un petit couteau, qu’elle tient toujours dans la paume de sa main droite, elle coupe le fil pour passer à un autre nœud et ainsi de suite jusqu’à la fin d’une rangée. Une bonne ouvrière, spécialisée dans ce travail répétitif, peut réaliser une moyenne de 15000 nœuds par jour. La noueuse passe, en général, entre deux rangées de nœuds, deux fils de trame. La trame est le fil qui court sur toute la largeur du tapis dans l’armure toile (un fil pris de la chaîne, un fil laissé tour à tour). Pour les tapis d’atelier, la trame peut être en coton ou en soie. L’ensemble des nœuds, une fois bien tassé sur trois à huit rangs est coupé à l’aide d’un ciseau afin d’égaliser ce qu’on appelle le velours du tapis. La hauteur des brins de laine peut varier de quatre millimètres pour les velours ras à quinze millimètres et plus pour les velours longs. Le rasage peut s’opérer à la fin, juste avant que le tapis ne soit détaché du métier. Ce travail dans les ateliers urbains, est confié à un spécialiste (nommé Pardachei en Iran). Certaines tribus nomades se servaient d’un sabre, ce qui provoquait de nombreuses irrégularités dans la hauteur du velours.

Tapis d’atelier

Métier à tisser vertical

C’est le même principe que le métier à tisser horizontal, mais un cadre en bois, parfois rudimentaire, maintient les deux barres des extrémités, ce qui permet d’appuyer le métier contre un mur dans une pièce l’hiver et dehors l’été. La forte tension de la chaîne, puis progressivement le poids du tapis, provoquent lors du tissage sur ces métiers rudimentaires en bois, des imperfections de largeur et de tension dues à l’irrégularité des ensouples et au manque de stabilité du métier. On fabrique aujourd’hui des métiers métalliques plus solides (mais moins esthétiques).

Tapis de nomades (tribus)

La tisserande travaille accroupie et elle avance au fur et à mesure de son travail en déplaçant le trépied mobile

Il existe deux types de métiers traditionnels qui n’ont pas beaucoup changé depuis les origines. Les métiers à tisser sur lesquels sont fabriqués les tapis nomades sont horizontaux. Ils se démontent facilement, même avec un tapis commencé. Ils sont constitués de deux barres disposées parallèlement et fixées directement sur le sol par des pieux. La chaîne est tendue entre ces deux barres. Le système de levée des fils pairs ou impairs de la chaîne, pour assurer le passage de chaque trame entre un ou plusieurs rangs de nœuds, est placé au-dessus du sol à l’aide d’une sorte de trépied mobile.

Les teintures

Teinture de la laine

Il y a deux types de teintures traditionnelles, les teintures végétales et animales, et un troisième type, les teintures chimiques. Les teintures végétales ont une qualité essentielle, celle de ne pas beaucoup se modifier avec le temps, et parfois même de se bonifier. On constate, pour toutes les couleurs, que les tons forts résistent au soleil et que les tons doux et pastel s’atténuent. Cette transformation ne fait souvent qu’accentuer l’effet de contraste recherché au départ par la tisserande. On ne peut imaginer toutes les difficultés et le temps que la préparation des teintures demandent aux artisans pour obtenir la qualité parfaite désirée : cueillette des plantes et séchage, mordançage (préparation de laine avant teinture) pour fixer la teinture, enfin toutes les opérations de teinture proprement dite. C’est une des raisons du coût plus élevé des tapis réalisés avec des teintures végétales. Nous ne ferons pas ici l’inventaire des recettes des nombreuses teintures végétales, comportant souvent des secrets et des tours de main transmis depuis plusieurs générations. En dehors des recettes de chaque tribu, village ou atelier, l’élément important pour la durée de la teinture est ce que l’on appelle le mordant. On ajoute au bain de teinture un astringent ayant un grand pourcentage d’acide tannique qui sert à mieux fixer la couleur et à en aviser l’intensité. Chacun, là aussi, a son secret mais l’astringent le plus utilisé en Iran est extrait des écorces du fruit du pistachier et de ses feuilles pilées. Il existe encore, dans certaines régions, des teinturiers ambulants qui se déplacent dans les souks et les bazars pour proposer leurs services aux tisserandes. Pour répondre à la demande des tisserandes (ou noueuses) et à celle des acheteurs européens, des petites teintureries artisanales réutilisant les teintures végétales se sont créées en Turquie, en Iran et dans d’autres pays producteurs. Les gouvernements, soucieux de la qualité des tapis, encouragent toutes ces initiatives et accordent des primes aux ateliers qui utilisent à nouveau les teintures végétales. Depuis l’apparition, en 1870, des premières teintures artificielles à base d’aniline, l’industrie chimique a considérablement évolué. Les teintures actuelles sont devenues résistantes à la lumière et la gamme subtile de presque tous les coloris végétaux peut parfaitement être imitée aujourd’hui par les teinturiers industriels.

Le tapis le plus vieux du monde: 2500 ans

Tapis de Pazyrik, découvert dans la glace sibérienne !


Le tapis le plus cher du monde : 33 760 000 Dollars

Le Clark Sickle-Leaf Carpet, tapis persan du début du XVIIe siècle, vendu à plus de 33 millions de dollars en 2013.

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